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Alpha S Bêta

Il faut perdre pour gagner, et gagner pour perdre. On peut perdre, sans rien gagner, mais on peut tout de même perdre pour gagner. On n’arrive pas à toucher le gros lot sans faire des détours de toute nature. Du social jusqu’au commercial, rien ne sépare ces deux, il n’y a que le pécuniaire qui les diffère et laisse le premier plus noble et beaucoup plus apprécié. On fera tout pour échapper au monde souterrain, pour être le dernier à aider, le dernier à être affiché partout, le dernier à être vu, le dernier à vous dire bonne nuit. Le dernier pour qu’on se rappelle de vous.

Rien que pour qu’on soit les derniers. En tout cas demain, nous serons les premiers. L’apport des capitaux et des aides aux causes humanitaires joue en partie au profit des plus grandes multinationales. C’est tout une atmosphère qui est en train de se construire. Et parce qu’il y’a l’entreprise sans éthique et l’entreprise, la maman, qui aide ses petits pour se tenir debout. L’interface expose une image saine et humaine, c’est peut-être l’intention de ses boites mais en cachette, ces monstres commerciaux sont en train de mettre leurs legos partout, et de titiller votre décisionnel, il faut se battre pour qu’on râpe votre inconscient sur un plat froid  prêt à manger.

Le train passe, le rail le supporte, le convoi réuni les passagers, les serveurs les bercent. La gare les serrent à bras ouvert, et la réceptionniste les rappelle qu’un train est là pour eux. C’est cet appétit d’être transporté qui laisse naitre cette faille et laisse la morale contenir la personne physique et la pousse de se rendre à ses alentours, mais pourquoi nous ?

Certes, le fait déclencheur au-dessus de tout ça reste le besoin mais rien ne m’empêche de le créer, et ensuite de me faire suivre. Rien n’est fait gratuitement, on investit pour des effets de prolifération. La seule tâche difficile, reste le fait de  démasquer ces entreprises. On ne peut pas dire à un joueur de rugby de faire ci ou ceci ou d’être calme et agréable. De ne pas être agressif et sévère non plus. Les causes humanitaires prélèvent un bruit atrabilaire. Un vendredi soir devant votre dvd vous pouvez entendre l’exploration d’un virus à l’autre coin du Monde, une nouvelle grippe h1n1, un cancer peu commun et j’en passe. Tout naturellement le sauveur passera des nuits sous les toits des laboratoires, mais les couffins de fonds seront signés par l’abracadabra des multinationales.

Ça se passe ici, ici.

On cherche des raccourcis, les voici.

Ne soyez pas bête. En 2010, la compagnie x ou y n’a pas absorbé des coups critiques de chiffres d’affaires suite à son apport pour la cause de l’influenza. Ou quatre ans plus tard pour l’Ebola. L’affaire se conclu sur le long terme, voire même l’hors terme. C’est du goute à goute, c’est tout un dièse.

Tandis qu’en Afrique des milliers d’individus profitent de leur dernier demi-litre d’oxygène. Bien sûr que ces causes ne sont pas faites pour ces grandeurs économiques. Demain l’africain ne boira pas des boissons gazeuses, il préfèrera le bissap. D’autant plus pour les asiatiques, ils pencheront pour des qipaos.

C’est une question d’échos. On ne bouge pas pour rien, ‘All eyes on us’ profitons de ça et faisons du bien payant. Ce n’est pas toujours une affaire de cause humanitaire. L’éthique et le social peuvent prendre plusieurs formes, on peut trouver des évènements organisés gratuitement au profit des jeunes, des invitations à des galas. Evidement si l’entreprise décide de ne rien voir et de ne rien entendre elle sera tout simplement mise en réserve et reçue chaleureusement par l’amnésie.

Elles décident donc de mettre leur nez partout pour vivre longtemps. Des actions sociales décorées par des passages radios et des publicités de quelques secondes. Même pour les 20 secondes les multinationales essayeront d’être les maitres de ce monde, N’importe où vous irez les campagnes publicitaires feront des miracles et influenceront d’une façon ou d’une autre vos achats. Il suffit de voir ou d’entendre une voix plusieurs fois pour se rappeler de ce produit et l’acheter, parce que inconsciemment vous préférez acheter ce produit déjà ou assez définit dans votre tête que d’en prendre un autre qui sera sans doute étranger pour vous ou moins fixé au niveau de votre inconscient.

C’est une course vers le panier du consommateur, celui qui sera présent, doux et parental gagnera les 300 mètres vers l’environnement habituel et familier des ménages.

Le beurre et l’argent du beurre,

L’éthique et son argent.

Bouger aux couleurs de l’éthique. Plusieurs sens font surface, mais en général l’éthique fait référence au social. Evidement les entreprises trainent sur un plateau composé d’un simple citoyen, d’un directeur commercial, d’un président directeur général et d’un politicien, personne ne doit passer différemment devant les portes de l’entreprise. La mère ne peut faire de discrimination entre ces petits enfants, même si elle le veut.

Une entreprise reconnue et appréciée est une entreprise qui coulera dans les veines d’un triplé de générations, du père au petit fils.

Sur les affiches, sur les panneaux publicitaires, dans les stades de foot, partout où on met les pieds on entendra toujours parler d’une entreprise. Les multinationales déboursent des sommes à couper le souffle dans la publicité, évidement cette matière est directement orienté business et n’échappe à l’œil de la fourmi.

Mais quand l’affaire réunit l’éthique et le mayday international, les firmes font ressortir leurs dents pour sucer l’amas buzz et bonne foi.

Comme cité auparavant, ce n’est pas toujours un appel de détresse pour financer des recherches pharmaceutiques, pour se tenir debout prêt d’un état pour soigner un trou noir ou pour reconstruire un chemin de fer qui date des années 40.

Quand il s’agira d’exposition et de passage sur une bonne voie nationale ou sur une scène internationale, on sera là pour vous, sinon on vous rappellera plus tard.

Les associations ont toujours été considérées comme des organisations de noblesse extrême. C’est exactement ce que ces entreprises essayent de vous faire comprendre. Le marteau ne cesse de bouger et la pierre continue à se tailler aux vœux de ces dernières.

A bon entendeur, il ne faut pas se leurrer et comprendre le ‘A’ comme la première lettre de l’alphabet et le ‘Z‘ comme sa dernière.

Que vous soyez rouge, bleu ou vert le marketing éthique est un caméléon qui traine là où les asticots trainent. Du moment que les valeurs sociales sont là, le reste se fait à tête reposée pour être le plus proche à vous servir et à vous tendre la main.

L’argent n’a pas de religion, je suis athée,

Je suis prêt à tout faire pour vous appâter.

RHAZLANE El Mehdi

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